Yves Charles Zarka
Directeur de recherche
au CNRS
Directeur du Centre
d’Histoire de la Philosophie Moderne (UPR 2337))
Lauréat de
l’Académie des Sciences Morales et Politiques (1988)
Médaille de
bronze du CNRS (1990)
Fonctions et
responsabilités
A)
Responsabilités scientifiques
— Directeur
du Centre d’Histoire de la philosophie Moderne (UPR 2337).
— Directeur
du GDR-1952 du CNRS «Histoire de la pensée politique moderne et
contemporaine ».
— Directeur
de la collection “ Fondements
de la politique ” aux PUF.
— Directeur de
la collection “ Intervention philosophique ”, aux PUF.
— Directeur de
la collection “ Débats philosophiques ” aux PUF.
— Directeur de
la collection “ Grands entretiens“ aux PUF.
— Directeur de
la revue Cités (PUF, 4
numéros par an).
— Directeur de
l’édition des Œuvres de Hobbes chez Vrin.
— Membre du
comité de rédaction de la revue Archives de Philosophie.
— Membre du
comité scientifique du British Journal for the History of Philosophy.
— Membre du
comité scientifique de la revue Science et Esprit (Ottawa, Canada).
— Membre
titulaire de la Société Française de Philosophie.
B) Autres
responsabilités
— Membre du
Conseil National des Universités (membre nommé en 1994-95 et
élu en 2000-).
— Membre du
Comité national de la recherche scientifique (1995-1999).
— Co-président
de la commission chargée de la Consultation et du Rapport sur la
recherche philosophique en France (1995-1996).
— Membre du
groupe d’experts de philosophie du Ministère chargé de
l’enseignement supérieur et de la recherche (1994-97).
A. Enseignement
en France :
CNED
– Responsable des études de philosophie au CNED pour l'agrégation (externe et interne) et le CAPES (externe et interne).
Université Paris I
Panthéon-Sorbonne
– Membre de l’Ecole doctorale de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne , Yves Charles Zarka délivre un cours de philosophie politique moderne et contemporaine et un séminaire à l’UFR de Philosophie dans le cadre du DEA ‘Philosophie’, option ‘Philosophie politique’;. Pendant les deux dernières années, son enseignement a porté, à raison de deux heures par semaine, sur les thèmes suivants :
– 2000/2001 sur « Démocratie et religion chez Tocqueville »
_ 2001/2002 sur « Jean-Jacques Rousseau : la politique, le récit et le temps »
_ 2002/2003 sur « La tolérance : histoire et actualité. Pour une théorie de la coexistence des religions, des communautés et des peuples »
Encadrement doctoral :
– Sont actuellement inscrits en thèse de doctorat sous la direction d’Yves Charles Zarka à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne ou à l'EHESS (DEA “Etudes politique”) :
Nom de l'étudiant Année d'inscription
BOK (Jan Willem) 1996-97
BLEBEA (Gabriela) 1996-97
BRYNBLAT-BALTZER (Stephane) 1997-98
LOTTE (Lynda) 1997-98
MAUPIN (Clotilde) 1997-98
WONG (Alexandre) 1997-98
TSANG (Wing-Chuen) 1999-2000
LAUDIER (Isabelle) 2000-2001
Catherine LODOVICI 2001-2002
Miguel PEREZ-PIRELLA 2001-2002
Sébastien CONSTANT 2001-2002
Karim ELHACOUMO 2001-2002
Justine MALLE 2001-2002
André ESSONE MBA 2001-2002
Amid BOUKHALFA 2001-2002
El Hadji Bara DIENG 2001-2002
Delphine THIVET 2001-2002
Anne FROSTIN 2001-2002
Geneviève ROUSSELIERE 2001-2002
LIMONGI (Isabelle) 1999
BARRETO LISBOA (Wladimir) 2000
ION-Lévy (Cristina) 2001
Participation à des jurys de Doctorat ou d'habilitation à diriger des recherches pour 2000-2002:
– Membre du jury de thèse de Mr. Bertrand Simon, 31 janvier 2000.
– Membre du jury de thèse de Thierry Ménissier, EHESS, novembre 2000.
– Membre du jury de thèse de Mchaël Biziou, Université de Paris X, Décembre 2000.
– Membre du jury d'Habilitation à Diriger des Recherches de Jean-Claude Bourdin, Université de Poitiers, Décembre 2000
– Président du jury de thèse de Mr. Régis Lécu, Université de Paris IV, juin 2001.
– Direction de la thèse de Cristina Ion-Lévy, soutenue à l’EHESS le 21 décembre 2001.
B. Enseignement à l'Etranger
Enseignement sous forme de
cycles de conférences universitaires pour 2000-2002 :
– A l'Istituto Suor Orsola Benincasa à Naples un mois par an en 2000 et 2002
— A l'Université hébraïque de Jérusalem et à l'Université de Tel Aviv en février 2000.
– Cycle de conférences à l'Istituto di Studi sul Rinascimento de Florence, en 2001 et en 2002.
– Enseignement à Rutgers University, NJ, USA, en octobre 2001.
– Enseignement à l'Université Laval de Québec, Canada, un semestre intensif en novembre et décembre 2001.
– Enseignement à l’Istituto Suro Orsola Benincasa de Naples en avril 2002.
– Enseignement
au Brésil (Porto Alegre, Sao Paolo, Rio) en novembre et début
décembre 2002.
Sommaire des travaux et des
résultats
de recherches
2000-2002
Nos
travaux, pendant la période 2000-2002, ont comporté plusieurs
dimensions. Notre programme de recherche s'est développé dans
quatre directions distinctes mais coordonnées :
1/ histoire de la pensée éthique politique et juridique des
XVIème et XVIIème siècles; 2/ extension du champ de
recherche à la période contemporaine en particulier sur les lieux
de crises des sociétés actuelles ; 3/ poursuite des
recherches sur Hobbes et de l’édition de son œuvre ; 4/
développement d’un programme sur le statut de
l’historiographie de la philosophie.
Les deux premières directions (points 1 et 2) se sont développées dans le cadre du GDR 1952 : « Histoire de la pensée politique moderne et contemporaine ». Les deux dernières sont liées à des opérations du Centre d’Histoire de la philosophie moderne (UPR 23 37).
Nous exposerons successivement ces différents
points, qui comportent déjà les prémices des
développements futurs.
1.
Histoire de la pensée éthique, politique et juridique des XVIe et
XVIIe siècles
(en liaison avec le GDR 1952 « Histoire de la
pensée politique moderne et contemporaine »)
Les recherches d’Yves Charles Zarka sur l’histoire de la pensée éthique, politique et juridique des XVIème et XVIIème siècles ont eu pour objet principal de tenter de mettre en évidence les lieux d’innovation de l’époque moderne. Or, ces lieux d’innovation sont, d’une part, la notion de l’homme comme « sujet de droit » et, d’autre part, la mise en place d’un concept de « pouvoir » comme définissant le politique comme tel (alors que dans les périodes antérieures c’était la justice, le bon gouvernement, etc.). A la jonction de ces deux innovations, il y en a une troisième : la pleine construction à la fin du XVIIe siècle du concept positif de « tolérance ».
De Grotius à Leibniz, en passant par Hobbes, Cudworth, Locke et quelques autres, se construit l'autre voie de la subjectivité qui, partant d'une subjectivation du droit, en arrive à l'invention du sujet de droit. Il s’agit d’une autre voie de la subjectivité, parce qu’elle est fondamentalement distincte de la voie cartésienne à laquelle on réduit souvent, faussement, l’invention de la subjectivité moderne. Dans le contexte de l’autre voie de la subjectivité, les questions de l'identité, de l'ipséité et du sujet se trouvent liées à la définition de l'être auquel se rapporte le droit naturel, c'est-à-dire à la détermination de la personne comme sujet. Cette détermination n'est pas le point de départ mais le point d'arrivée des théories du droit naturel au XVIIème siècle. Ce sont quelques moments dans la constitution de cette autre voie de la subjectivité qu’il s’agissait de mettre en évidence.
L’objectif était donc de montrer qu'il y a non pas une seule mais deux voies de la subjectivité au XVIIe siècle : une cartésienne et une autre, non cartésienne. Ces deux voies ne se rejoindront que bien plus tard, dans l'idéalisme allemand.
Publication liée
à cette direction de recherche
– L’Autre voie de la subjectivité, Paris, Beauchesne, 2000.
Le pouvoir est devenu l'élément central du politique à l'Epoque moderne et contemporaine, alors qu’antérieurement prévalaient des concepts comme ceux de meilleur gouvernement ou de société idéale. A l’Epoque moderne toute réflexion sur les institutions, les lois, la justice, le droit, le gouvernement, l'homme d'Etat reconduit inévitablement au pouvoir.
Mais qu'est-ce que le pouvoir ? Comment se constitue-t-il ? Par quelles voies s'inscrit-il dans les articulations de la société ? Quels sont ses modes d'institutionnalisation dans les structures juridico-politiques et les codes sociaux qui pérennisent la domination et reproduisent l'obéissance ? Quels sont ses modes de légitimation ? A-t-il une histoire ?
Le livre Figures du pouvoir entend répondre à ces questions à travers une double interrogation. 1/ Si le pouvoir n'est pas une essence immuable, quelles sont les figures qui l'ont successivement défini à l'époque moderne et contemporaine ? 2/ Le pouvoir n'est pas séparable de la manière dont il est exercé : comment penser le rapport entre structures de pouvoir et formes de gouvernement ?
L'ouvrage concerne des catégories de la modernité politique liées à celle de pouvoir : la patrie, le héros, l'histoire, le droit naturel.
Livre :
– Figures du pouvoir. Etudes de philosophie politique de Machiavel à Foucault, Paris, PUF, 2001 (3 éditions en 2001)
Direction
d’ouvrage collectif :
–
Machiavel, le Prince et le nouvel art politique, (en coll. avec T. Ménissier) Paris, PUF, 2001.
– Penser la souveraineté à l’époque moderne et contemporaine, 2 volumes, (en coll. avec G.M. Cazzaniga) Pise-Paris, ETS-Editions philosophiques Vrin, 2002, 690 p.
La trilogie (3 volumes, PUF, 2002) sur Les Fondements philosophiques de la tolérance retrace des moments centraux de la formation du concept moderne de tolérance. Ils constituent des étapes dans l’élaboration de la problématique, de l’argumentation et des polémiques qui donneront lieu, à la fin du XVIIe siècle, à la mise en place d’une théorie de la coexistence civile des religions avec l’ensemble de ses déterminations concernant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la dignité de la conscience, fût-elle errante, la réduction de la notion d’hérésie, la séparation entre autorité et vérité, ainsi qu’entre foi et savoir.
Le premier volume comporte des études sur l’invention du concept positif de tolérance. En effet, le concept de tolérance est un produit de la pensée moderne. Son élaboration philosophique dépend en effet d'une configuration historico-théorique inconnue de l'Antiquité et du Moyen Age.
Les volumes 2 et 3 sont consacrés à la publication de textes et de documents. Certains de ces textes, très célèbres, comme ceux de Pierre Bayle et de Locke, sont éclairés d’un jour nouveau. Certains autres, beaucoup moins connus, sont pourtant tout à fait décisifs, comme ceux de Milton, Clifford, Henri Basnage de Beauval, et alii. Leurs auteurs les ont rédigés en Angleterre, en France ou pendant leur exil en Hollande. Ils sont complétés par des documents historiques français et anglais aussi capitaux dans l’histoire politique et institutionnelle de la tolérance que l’Edit de Nantes (1598) et l’Edit de Fontainebleau (1685) qui en porte révocation, ou la Déclaration de Breda (1660), les Déclarations d’Indulgence (1672 et 1687), ainsi que La loi de tolérance (1689).
Ils permettront au lecteur de prendre une exacte mesure non seulement des enjeux philosophiques, mais également des pratiques, des procédures et des conflits qui sous-tendent la tolérance conçue comme une valeur éthique et forme de co-existence élaborée dans l’histoire occidentale moderne. L’idée de tolérance nous confronte à un trans-historique – une valeur permanente – produit par une histoire particulière. Cet ouvrage entend en effet montrer comment l’histoire produit des valeurs qui ne se réduisent pas au contexte de leur formation et dont l’importance demeure fondamentale pour nous.
– Les Fondements philosophiques de la tolérance, (sous la direction d’Yves Charles Zarka, Franck Lessay et John Rogers), 3 volumes : vol. 1 Etudes, vol. 2 et 3 Textes et documents, Paris, PUF, 2002.
2. Extension des recherches éthiques,
politiques et juridiques à l’époque contemporain (en
liaison avec le GDR 1952 « Histoire de la pensée politique moderne
et contemporaine »)
L’extension de mes recherches éthiques, politiques et juridiques à la période contemporaine s’est d’abord fait à travers la création de la revue Cités. L'ambition intellectuelle de cette revue est d'associer le retour au réel et l'ouverture au possible. Par le retour au réel, elle s'efforce de décrire et d'analyser les faits sociaux, politiques, économiques dans ce qu'ils ont de plus rude et de plus irréductible. Par l'ouverture au possible, elle montre comment les choses pourraient ou devraient être autrement. Face à l'histoire réelle, elle tente de faire intervenir la dimension critique du possible.
Dans ce cadre, mon apport a consisté à donner une impulsion aux recherches sur l’époque contemporaine et à définir l’esprit de ces recherches par mes éditoriaux.
Plus spécifiquement les articles que j’ai publiés dans la revue concernent d’abord la question est désormais de savoir quels changements ont modifié le pouvoir à l'époque contemporaine, en particulier dans les démocraties occidentales.
Publications liées
à cette direction de recherche
– Revue Cités 12 numéros publiés de 2000 à 2002.
L’identité d’une nation n’est pas seulement le produit d’une histoire objective, mais aussi d’une histoire subjective. En effet, une nation s’affirme et se reconnaît d’abord à travers des récits, des histoires, des mythes qui constituent sa conscience de soi. C’est dans cette conscience de soi qu’un peuple s’affirme comme nation. Celle-ci n’existe en soi que dans la mesure où elle existe pour soi. Or dans ce rapport à soi par lequel un peuple se pose comme nation, l’historiographie joue un rôle décisif. Il s’est donc agi d’examiner la manière dont, à différentes époques et pour différents peuples, l’historiographie a été l’objet d’enjeux majeurs dans la définition de l’identité nationale, c’est-à-dire dans les luttes pour la reconnaissance, contre une domination externe ou interne, ou pour l’affirmation d’une légitimité. On comprend donc pourquoi les luttes entre nations sont souvent nourries par l’opposition des récits historiques. On comprend également les enjeux parfois vitaux, et pas seulement intellectuels, engagés dans les différentes formes de révisionnismes historiques. Certaines de ces questions ont été théorisées dans l’histoire de la pensée moderne (par exemple Gabriel Naudé au XVIIe siècle, Giambattista Vico au XVIIIe siècle, plus récemment par J.G.A Pocock autour de l’Antique constitution et du droit féodal dans l’Angleterre du XVIIe siècle, enfin par Michel Foucault avec l’histoire de la « guerre des races » en particulier dans l’historiographie de la France). J’ai tenté d’examiner ces théorisations, mais l’objet essentiel des réflexions a porté sur des moments privilégiés où les crises et les rivalités des nations sont directement ou indirectement reliés à des controverses historiographiques majeures.
– Quel avenir pour Israël ? en collaboration avec S. Ben-Ami, Jeffrey Barash et E. Yakira, Paris, PUF, 2001 (2 éditions en 2001, et publication en poche Hachette littérature, collection « Pluriel» en 2002).
Comment écrire l'histoire de la philosophie ? Pour répondre à cette question, j’ai défini un programme de recherche sur les méthodes mises en œuvre dans l’écriture de l’histoire de la philosophie au niveau international en vue de rendre compte de la différence des pratiques et de s’interroger sur l’existence d’une historiographie spécifique au domaine de la philosophie.
Programme pévisionnel des prochaines étapes du programme de recherche sur l’historiographie de la philosophie :
a/ « Y a-t-il une histoire de la
métaphysique ?»,
Lyon, 6-8 décembre 2001 (organisé par J.J. Wunenburger et
Yves Charles Zarka).
b/ « Philosophie analytique et
histoire de la philosophie », Oxford, 22-24 mars 2002
(organisé par John Rogers et Tom Sorell).
c/ « Histoire des sciences et
histoire de la philosophie », Milan, novembre 2002 (organisé
par Guido Canziani et alii).
d/ « Comment écrire l'histoire de la
philosophie politique ? », Naples-Salerne, juin 2003
(organisé par Gianfranco Borrelli, Enrico Nuzzo, et alii).
e/ « Éléments
pour une histoire philosophique du "théologique" : Du divin
comme objet et controverse »,
Québec, printemps 2003 (organisé par Jean-Marc Narbonne et
Thomas De Koninck).
f/ « Histoire de
l'historiograpie de la philosophie », automne 2003 (aura lieu
probablement aux Etats-Unis).
La fin de ce programme se
réalisera par une table ronde autour du thème :
« Histoire générale et histoire spéciale de la
philosophie » (cette table ronde aura probablement lieu en 2004 et
en Italie).
– Comment écrire l’histoire de la philosophie, Paris, PUF, 2001.
« The Ideology of Context : Uses and Abuses of Context in the Historiography of Philosophy », parution probable pour 2003 dans un volume sur l’historiographie de la philosophie sous la direction de Tom Sorell et John Rogers.
UPR 23 37)
Plus particulièrement mes nouvelles recherches ont porté sur deux aspects de l’œuvre.
Le premier concerne la constitution d’une théorie générale de l’événement.
Le second concerne la notion de sujet politique chez Hobbes. J’ai essayé en particulier de montrer que la notion de liberté négative à laquelle on réduit généralement le concept hobbesien de liberté est tout à fait insuffisante.
– « Liberty, Necessity and Chance : Hobbes’s General Theory of Events, in British Journal for the history of philosophie, vol. 9/3, 2001, p. 425-437. Une version française de cette étude paraît, sous la titre de « Liberté, nécessité, hasard ; La théorie générale de l’événement chez Hobbes » dans la Rivista di storia della filosofia, en 2003.
– « The Political Subject », in Leviathan : After 350 years, edited by Luc Foisneau and Tom Sorell, Oxford University Press, parution probable en 2003.
b/ Poursuite de l’édition de
l’œuvre de Hobbes
A
paraître :
– La publication des
deux versions (anglaise et latine) du Léviathan est prévue pour à la fin de
l’année 2002 ou au début 2003. L’édition de ces deux volumes de
traduction a demandé un travail considérable. En outre cette
édition supposait d’abord la réalisation d’une
édition du texte original latin (réalisée par
K. Shuhmann et qui sera publiée dans le Hobbes latinus) et du texte anglais (réalisée par K.
Schuhmann et John Rogers, à paraître chez Thommes Press). Le
décès de François Tricaud, qui avait commencé le
travail tout seul, nous a de plus obligé à mettre au point une
nouvelle équipe pour poursuivre le travail. Cela explique le retard pris
dans la publications de ces deux volumes.
2002-2004
Notre programme de recherche, pour les deux
prochaines années, portera sur des thèmes qui prolongent nos
travaux antérieurs dans les quatre directions indiquées. Je
n’y reviendrai donc pas ici. Cela apparaît clairement, je
l’espère, dans l’exposé précédent. En
revanche, je n’insisterai que sur les recherches nouvelles qui doivent
donner lieu à nos deux prochains livres.
La souveraineté du peuple est-elle périmée ? (Rousseau ou Tocqueville) (Paris, à paraître aux PUF fin 2002 ou début 2003) et Formes et pathologies de la démocratie : Tocqueville et nous (sera achevé courant 2003).
I. La
souveraineté du peuple est-elle périmée ? (Rousseau
ou Tocqueville) (à
paraître aux PUF fin 2002 ou début 2003)
Dans les discussions contemporaines sur le recul du politique face à l'économique et sur les atteintes portées à la démocratie par des pouvoirs transnationaux, la notion de la souveraineté du peuple est centrale. Elle est centrale parce que cette notion a assumé jusqu'à présent la double fonction de définir l'instance ultime de décision en termes politiques et de fournir le concept moderne du gouvernement du peuple. C'est pourquoi partout dans le monde la question de la souveraineté du peuple revient au premier plan. C'est le cas des mouvements de libération qui prennent le plus souvent la forme de revendication de souveraineté; c'est le cas dans les pays européens en raison de la construction d'une Union européenne transnationale; c'est le cas également en Amérique du nord où l'on voit également que la question du primat du politique dans les démocraties contemporaines trouve son lieu nodal dans la question de la souveraineté du peuple,
Mais pour répondre adéquatement à ces questions de
la plus haute actualité, il faut savoir ce qu'est la souveraineté
du peuple. Or, pour définir ce concept il est nécessaire de
comprendre qu'il ne relève pas d'une seule tradition, mais de deux.
C'est en faisant une analyse achéologico-historique de la
souveraineté du peuple, que l'on pourra se rendre compte du contenu
politique revendiqué lorsque l'on fait appel à ce concept.
L'objet de la conférence consistera à montrer que Rousseau et
Tocqueville présentent deux perspectives profondément
différentes sur la souveraineté du peuple. Le premier
représente le concept dans une tradition de pensée
européenne, le second définit le concept dans son analyse de la
société et des institutions politiques des Etats-Unis. Or, nous
sommes encore dans cette alternative.
II. Formes et pathologies de la démocratie : Tocqueville et nous (sera achevé courant 2003).
Sur le plan de l'histoire, la question est en effet moins de savoir si la démocratie est en principe un régime politique sans défauts, que de reconnaître ses défauts factuels, voire même ses pathologies, afin de comprendre comment elle est à la fois la condition de l'affirmation et du maintien des libertés politiques et l'objet d'une possible dérive vers un régime de servitude. Celui qui a le mieux mis en évidence ce qu'on peut appeler la grande alternative de la démocratie, c'est Tocqueville.
Pour comprendre la position de Tocqueville, il faut d'abord remarquer qu'il distingue, dans La démocratie en Amérique, deux niveaux de la démocratie : un niveau social et un niveau politique :
« La démocratie constitue l'état social. Le dogme de la souveraineté du peuple, le droit politique. Ces deux choses ne sont point analogues. La démocratie est une manière d'être de la société. La souveraineté du peuple, une forme de gouvernement »[1].
Le premier niveau, condition du second, est aussi celui qui permet de distinguer la démocratie moderne des formes anciennes, il s'agit du concept social de la démocratie : l'égalité des conditions. En cela la démocratie se distingue de l'aristocratie qui se définit par l'inégalité des conditions. L'égalité des conditions n'implique nullement qu'il y ait une égalité de fait entre les hommes, elle implique seulement qu'il n'y a plus de barrières fixes et définitives qui distinguent les conditions et qui rendent impossible le franchissement des barrières sociales, comme c'est le cas dans une société aristocratique. Tocqueville définit l'égalité des conditions comme le fait générateur : celui à partir duquel il est possible de comprendre la structure politique, institutionnelle, mais aussi les sentiments, les idées, la religion des sociétés et des peuples démocratiques. Tocqueville ne se contente pas d'établir un programme intellectuel : il le remplit, c'est-à-dire qu'il montre dans le détail comment la nouvelle organisation sociale produit des conséquences à tous les niveaux de l'existence individuelle et collective des hommes.
Le second concept de
la démocratie est évidemment politique. La démocratie
politique doit s'entendre à travers deux notions : la
souveraineté du peuple et l'opinion publique. Mais ce qui
intéresse le plus notre réflexion ici, c'est que Tocqueville
montre qu'il n'y a pas de passage nécessaire de la démocratie
sociale à la démocratie politique : l'égalité des
conditions n'implique pas nécessairement un régime politique de
liberté, elle est également parfaitement compatible avec un
régime de servitude. C'est pourquoi, Tocqueville met au cœur de sa
théorie de la démocratie l'existence d'une « redoutable
alternative », inscrite dans l'état social démocratique.
L'égalité des conditions peut conduire dans deux voies
opposées : la liberté ou la servitude. « Il y a en effet
une passion mâle et légitime pour l'égalité qui
excite les hommes à vouloir être forts et estimés. Cette
passion tend à élever les petits au rang des grands; mais il se
rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé
pour l'égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer
les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à
préférer l'égalité dans la servitude à
l'inégalité dans la liberté ». Ainsi l'analyse
des défauts et des pathologies de la démocratie conduit
Tocqueville à écrire ce texte à bien des égards
prémonitoire : « Je pense donc que l'espèce d'oppression
dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera
à rien de ce qui l'a précédé dans le monde; nos
contemporains ne sauraient en trouver l'image dans leurs souvenirs. Je cherche
en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l'idée
que je m'en forme et la renferme. Les anciens mots de despotisme et de tyrannie
ne conviennent point. La chose est nouvelle, il faut donc tâcher de la
définir, puisque je ne peux la nommer ».
Les défauts et les pathologies de la démocratie sont des tendances qui peuvent se manifester dans certaines conditions. Ces tendances tiennent en particulier à l'individualisme, au règne de l'opinion et à la tyrannie de la majorité qui peuvent faire perdre aux individus le goût de la liberté et les amener à se complaire dans la servitude.
A partir de
l’exposé des positions de Tocqueville, je tenterai de me livrer
à une analyse des pathologies de la démocratie aujourd’hui.
Publications 2000-2002
(et prévisions pour 2003)
A. Livres :
2000
1. La questione del fondamento nelle dottrine moderne del diritto naturale, Editoriale Scientifica, Naples, 2000.
2. L'Autre voie de la subjectivité, Paris, Beauchesne, 2000. Traduction en italien, sous le titre de L'Altra via della soggettività, Guerini, 2002.
2001
3. Figures du pouvoir. Etudes
de philosophie politique de Machiavel à Foucault, Paris, PUF, 2001 (2ème et 3ème édition
en 2001). Traduction espagnole en cours.
4. The Amsterdam Debate on Thomas Hobbes, débat entre Q. Skinner et Y.C. Zarka, Olms, 2001.
5. Quel avenir pour Israël ? Dialogue avec S. Ben-Ami, J. Barash et E. Yakira, Paris, PUF, 2001 (2ème édition) en 2001). Edition en poche Hachette littérature, coll. « Pluriel », 2002.
2002
6. La souveraineté du peuple est-elle périmée ? (Rousseau ou Tocqueville), Paris, PUF, 2002 ( à paraître en décembre).
2003
7. Formes et pathologies de la démocratie. Tocqueville et nous, Paris, PUF, parution prévue courant 2003.
A’. Direction d'ouvrages collectifs
2000
8. Potentia Dei. L'onnipotenza divina nel pensiero dei secoli XVI e XVII, a cura di G. Canziani, M. Granada et Yves Charles Zarka, Milan, Franco Angeli, 2000
2001
9 Machiavel. Le Prince ou le nouvel art politique, coordonné par Yves Charles Zarka et Thierry Ménissier, Paris, PUF, "Débats philosophiques", 2001.
10. Comment écrire l'histoire de la philosophie ?, sous la direction d'Yves Charles Zarka, Paris, PUF, 2001.
2002
11. Penser la souveraineté à l’époque moderne et contemporaine, sous la direction de G. Cazzaniga et Y.C. Zarka, Pise-Paris, Edizioni ETS- Editions philosophiques Vrin, 2 volumes, 688p.
12. Les Fondements philosophiques de la tolérance, 3 volumes (vol. 1. Etudes, vol. 2 Textes et documents, vol. 3 édition du Supplément au Commentaire philosophique de Pierre Bayle) sous la direction d’ Y.C. Zarka, F. Lessay et J. Rogers, Paris, PUF, 2002.
2003
13. Monarchie et république au XVIIe siècle ? sous la direction d'Yves Charles Zarka, Paris, PUF, prévu pour mars 2003.
14. Y a-t-il une histoire de la métaphysique ? sous la direction de J.-J. Wunenburger et Y.C. Zarka, Paris , PUF, prévu pour mars 2003.
15. Liberté et pouvoir dans la philosophie allemande : Kant, Fichte, Hegel, sous la direction de Luc Foisneau, Ives Radrizzani, Denis Thouard, Jean-Louis Vieillard-Baron et Yves Charles Zarka, Paris, PUF, prévu pour avril 2003.
B. Direction, conception et
publication de numéros spéciaux de revues :
2000
16. Archives de philosophie, Philosophie en 2000, numéro spécial sur la Philosophie politique, cahier 3/2000.
17. Rivista
di storia della filosofia,
"L'Esistenza dei corpi in Descartes", en collaboration avec G.
Canziani, n°3/2000.
18. Cités 1, "Société sans droits ?"
19. Cités 2, "Michel Foucault : de la guerre des races au biopuvoir".
20. Cités 3, "Le corps humain sous influence : la bioéthique entre pouvoir et droit".
21. Cités 4, "Bienvenue dans un monde meilleur. Sur les risques technologiques majeurs".
2001
22. Cités 5, "Retour du moralisme. Les intellectuels et le conformisme".
23. Cités 6, "Qu'est-ce qu'un chef ? La crise de l'autorité aujourd'hui".
24. Cités 7, "L'Ere du divertissement. La société en représentation".
25. Cités 8, "Le travail sans fin ? Réalités du travail et transformations sociales.
2002
26. Archives de Philosophie, Dossier sur « Foucault et la subjectivité », Tome 65, cahier 2/2002.
27. Cités 9, "L’Avenir politique du féminisme. Le cas français".
28. Cités 10, "L’utilitarisme aujourd’hui".
29. Cités 11, "L’art et la ville".
30. Cités 12, « Religions et démocratie : Judaïsme, Christianisme, Islam, Bouddhisme »
C. Editions
C 1. Direction et
collaboration aux travaux de traduction française des Œuvres
complètes de Hobbes (17
volumes prévus, 5 publiés, 2 volumes seront publiés
à la fin 2002, il s’agit des deux versions anglaise et latine du Léviathan):
2002
31. Léviathan, 2 volumes correspondant aux versions anglaise et version latine, traduction F. Tricaud avec la collaboration de F. Lessay, P. Lurbe, M. Pécharman, S. Taussig et Y.-C. Zarka , Vrin –Dalloz, parution prévue pour décembre 2002 ou début 2003.
C 2. Direction et
collaboration aux travaux d'édition des œuvres latines de Hobbes (4
volumes prévus, un publié).
32. De Corpore, introduction, édition critique latine, annotation par Karl Schuhmann, Paris, Vrin, 2000.
C 3. Textes édités
2002
33. Henri Basnage de Beauval, La tolérance des religions (1684), in Fondements philosophiques de la tolérance, sous la direction d’Y.C. Zarka, F. Lessay et J. Rogers, Vol. 2 Textes et documents, Paris, PUF, 2002.
D. Articles parus dans des
revues scientifiques ou des ouvrages collectifs
2000
34. « Foucault et le concept non juridique du pouvoir », in Cités, nouvelle revue des PUF, Paris, n° 2/2000, p. 41-52.
35. « L'impuissance de la toute-puissance : le concept de justice naturelle chez Cudworth », à paraître dans La Toute-puissance de Dieu aux XVIe et XVIIe siècles, sous la direction de G. Canziani, M. Granada et Y.C. Zarka, Milan, Franco Angeli, 2000, p. 411-420.
36. « Fiction et politique », in Archives de Philosophie, N°63/3, juillet septembre 2000.
37. « Do Direito de punir », in Filosofia política, Volume 5, Porto Alegre (Brésil), 2000, p. 156-177.
38. « Cité réelle et cité possible », in Cités, n°1, 2000.
39. « Pouvoir et subjectivité », in Cités, n°2, 2000.
40. « L’éthique déchirée », in Cités, n°3, 2000.
41. « Monde meilleur, monde barbare », in Cités, n°4, 2000.
200142. « Liberty, Necessity and Chance : Hobbes’s General Theory of Events, in British Journal for the history of philosophie, vol. 9/3, 2001, p. 425-437. Une version française de cette étude paraît, sous la titre de « Liberté, nécessité, hasard ; La théorie générale de l’événement chez Hobbes » dans la Rivista di storia della filosofia, en 2003.
43. « Questions de méthode », in Comment écrire l’histoire de la philosophie ?, sous la direction d’Yves Charles Zarka, Paris, PUF, 2001, p. 11-14.
44. « Que nous importe l’histoire de la philosophie », in Comment écrire l’histoire de la philosophie ?, sous la direction d’Yves Charles Zarka, Paris, PUF, 2001, p. 19-32.
45. « Le nouvel art politique », in Machiavel, le Prince et le nouvel art politique, coordonné par Yves Charles Zarka et Thierry Ménissier Paris, PUF, p. 7-12.
46. « Chapitre VI du Prince : l’innovation en politique », in Machiavel, le Prince et le nouvel art politique, coordonné par Yves Charles Zarka et Thierry Ménissier Paris, PUF, p. 47-58.
47. « Le moralisme contre la morale », in Cités, n°5, 2001.
48. « Carl Schmitt : la pathologie de l’autorité », in Cités, n°6, 2001.
49. « L’homme démocratique et le divertissement », in Cités, n°7, 2001.
50. « Que s’est-il passé le 11 septembre 2001 ? », in Cités, n°8, 2001.
2002.
51. « Foucault et l’histoire de la subjectivité : le moment moderne », in Archives de Philosophie, Tome 65, cahier 2/2002, p. 255-267.
52. « L’asservissement des femmes », in Cités, n°9, 2002.
53.« L’antisémitisme en France aujourd’hui », in Cités, n°10, 2002.
54. « De la dépression dans l’art et dans la peinture en particulier », in Cités, n°11, 2002.
55. « La démocratie et le besoin indifférencié de religion », in Cités, 12, 2002.
56. « La tolérance ou comment coexister », in Fondements philosophiques de la tolérance, sous la direction d’Y.C. Zarka, Franck Lessay et J. Rogers, vol. 1 Etudes, Paris, PUF.
57. « Démocratie et
pouvoir médiatique », in Cités n° 10, 2002, p.
119-129.
2003.
58. « L’exténuation de la question de l’être au XVIIème siècle, in Y a-t-il une histoire de la métaphysique ?, sous la direction de J.J. Wunenburger et Y.C. Zarka, Paris, PUF, prévu pour mars 2003.
59. « L’Empire du pape selon Campanella : le premier traité du gouvernement mondial », in Monarchie et république au XVIIe siècle, sous la direction d’Yves Charles Zarka, Paris , PUF, 2003, prévu pour mars 2003.
60. « La tolérance chez Hobbes et Leibniz », in Studia leibnitiana, numéro spécial consacré à ‘Leibniz lecteur de Hobbes’, sous la direction d'Y.C. Zarka et M. Fichant, Franz Steiner Verlag, Stuttgart, Sonderheft, 2003 (à paraître).
61. « Hegel et la crise du droit naturel moderne », in Liberté et pouvoir dans la philosophie allemande : Kant, Fichte, Hegel, sous la direction de Luc Foisneau, Ives Radrizzani, Denis Thouard, Jean-Louis Vieillard-Baron et Yves Charles Zarka, Paris, PUF, prévu pour avril 2003.
62. « Refondations idéalistes de la politique », in Liberté et pouvoir dans la philosophie allemande : Kant, Fichte, Hegel, sous la direction de Luc Foisneau, Ives Radrizzani, Denis Thouard, Jean-Louis Vieillard-Baron et Yves Charles Zarka, Paris, PUF, prévu pour avril 2003.
63. « The Constitution of Historical Conscouiness from Bodin to Vico », à paraître in British Journal for the History of Philosophy, probablement en 2003.
64. « The Political Subject », in Leviathan : After 350 years, edited by Luc Foisneau and Tom Sorell, Oxford University Press, parution probable en 2003.
65. « The Ideology of Context : Uses and Abuses of Context in the Historiography of Philosophy », parution probable pour 2003 dans un volume sur l’historiographie de la philosophie sous la direction de Tom Sorell et John Rogers.
Participation a des colloques comme
conférencier invité
(Certaines
de ces conférences ont donné
ou
donneront lieu à des publications )
Pour les années 2000-2002
Lieu Date Intitulé
du colloque et de la communication présentée
2000
DIJON 13 janvier 2000 Conférence sur « La refondation Université hobbesienne de la métaphysique : différence ontique et théorie de l'événement »
FRIBOURG 20 janvier 2000 Conférence à l'université sur « L'idée
(Suisse) d'une historiographie critique »
LYON 4 février 2000 Conférence sur « Hobbes et
la métaphysique »
LA ROCHELLE 7 février 2000 Conférence sur le thème « La critique du capitalisme »
JERUSALEM 23 février 2000 Conférence sur le thème « The Université hébraïque Constitution of historical Consciousness »
JERUSALEM
Centre Démarais 24 février Conférence sur « Fiction et politique»
TEL AVIV 22-27 février Conférence sur « Liberty, Necessity Université and Chance : Hobbes's General Theory of Events »
TEL AVIV 29 février Conférence sur « Vico and the
Centre de recherche historique Formation of Historical Consciousness »
NAPLES 3-8
mars Cours
sur « Tocqueville : formes et
Istituto universitario pathologies de la démocratie »
Suor Orsola Benincasa
BARI 12-16 avril Colloque sur «Les Méditerranées au Université XVIIe siècle ». Conférence sur « Le basculement des empires : des empires terrestres aux empires maritimes»
NAPLES 26-29 avril Séminaire sur : « Critiques de la Istituto per gli modernité »;
studi filosofici
PARIS 3 mai Présentation de la revue Cités.
BnF Conférence sur « L'utopie et la critique de la cité réelle ».
FOUGERES 11 mai Colloque sur la paix. Conférence sur « Peut-on arrêter la guerre ».
PARIS 15
mai Présentation
de la revue Cités. Beaubourg-BPI Conférence sur le discours du pouvoir.
TURIN
Université 22 mai Conférence sur : «Que nous importe le Moyen Age ?».
GÊNES 24 mai Conférence sur « Cité réelle et cité possible »
ROME 25 mai Conférence sur « La réforme de la philosophie politique ».
PISE 1-4 juin Colloque sur « Penser la
souveraineté ». Conférence sur « Souveraineté et tyrannie de la majorité chez Tocqueville ».
TEL AVIV 9-14 juin Conférence sur « La tolérance
Institut français aujourd'hui : les nouveaux enjeux »
BOLOGNE 28 août-3 sept. Conférence sur « Le droit de la guerre
ASPLF et de la paix : hier et aujourd'hui »
PARIS
BnF 21 octobre 2000 « Foucault et la question de la subjectivité »
PARIS 2-4 novembre Colloque franco-italien (2ème partie) FIAP sur l'histoire de la souveraineté
NAPLES 9 novembre Présentation de la revue Cités.
Istituto per gli studi
filosofici
NAPLES 10-12 novembre Colloque Giordano Bruno
Istituto per gli studi
filosofici
LONDRES 24-25 novembre Conférence sur « L'idéologie du Warburg Institut contexte ».
2001
FLORENCE 10-15 février Conférences sur « La question du Institut de la Renaissance pouvoir de Machiavel à Hobbes »
Jérusaelm/Tel Aviv 25 mars-3 avril Conférences sur la tolérance au Centre
Desmarais et dans divers institutions universitaires
TURIN 23-25 avril Conférence sur « Figure du Fondazione Firpo pouvoir »
NAPLES 26-28 avril Conférence sur « L'histoire du Università Federico II pouvoir »
PARIS-BNF 12 mai Conférence sur « Hobbes et le paradoxe du sujet politique »
LONDRES 25 mai Conférence sur « The Political
Institut Royal Subject in Hobbes »
PADOUE 31 mai-1er juin Conférence sur « Le pouvoir et la Université vérité »
TOULOUSE 28 juin Conférence sur « Qu'est-ce que le SICOVAL pouvoir »
TOURS 3-7 juillet Colloque sur Justice et Droit,
CESR conférence sur « Justice et droit chez Bodin et Hobbes »
PARIS 20-23
septembre Conférences
et interventions multiples sur
l'ouvrage rédigé avec S. Ben-Ami Quel
avenir pour Israël ?
DIJON 24 septembre Colloque sur « Descartes et l'idée de Dieu »
PARIS 6 octobre Conférence sur « La démocratie et le BNF besoin indifférencié de religion »
New Brunshwick
Rutgers university Octobre Conférences sur Hobbes et le matérialisme aux XVIIe et XVIIIe siècles.
QUEBEC Novembre/Décembre Enseignement à l'Université Laval Université de Québec. 2 cours l'un sur « Descartes et le rationalisme » et l'autre sur « Tocqueville et l'idée de démocratie »
Montréal 31 octobre Emission de télévision "Chasseur d'idées" sur le 11 septembre 2001
Québec 6 novembre Conférence sur « La souveraineté du peuple : Rousseau ou Tocqueville »
CHICOUTIMI 12 novembre Conférence sur « La tolérance : nouveaux enjeux »
MONTREAL 22 novembre Conférence sur « Pouvoir médiatique UQAM et démocratie»
MONTREAL 23 novembre Conférence sur « La souveraineté est-U. de Montréal elle périmée ?
MONTREAL 24-26
novembre Réunions,
conférences et débat sur l'ouvrage
Quel avenir pour Israël ?
MONTREAL 27 novembre Enregistrement de deux interventions à l'émission de radio « Passage » : 1 sur l'ouvrage Quel avenir pour Israël ? et 2. Sur la pensée de Tocqueville.
LYON 6-8 décembre Colloque sur « Y a-t-il une histoire de la métaphysique » conférence sur « L'exténuation de la question de l'être au XVIIe siècle ».
PARIS 14-15
décembre Colloque
sur « Hobbes et la question CHPM-Sorbonne de
l'autorité dans le Léviathan », conférence
sur « Authoritas non veritas
facit legem ».
NAPLES 18-19
décembre Colloque sur le tacitisme dans la pensée
politique. Conférence sur « Rousseau
et Tacite ».
2002
PARIS
Espace Marx 10 janvier Conférence sur « La souveraineté aujourd’hui»
PARIS 18 janvier Emission sur la place de Hobbes France Culture dans la pensée politique moderne
PARIS 13 janvier « ‘Homo homini lupus/ Homo
Sorbonne homini Deus’ selon Hobbes ».
FLORENCE 4 février Conférence donnée en l’honneur
Université d’Antonio Rotondò « La leçon de l’historien : la tolérance comme histoire et comme valeur ».
PARIS 6 février Conférence sur « Justice et
IUFM droit ».
VILLEJUIF 8 mars Intervention à l’inauguration du
nouveau bâtiment du CHPM.
QUEBEC/ MONTREAL 10-17 mars Conférences, à l’invitation du Ministère des affaires extérieures du Québec, sur la tolérance, sur la guerre et la paix.
OXFORD 22-23 mars Conférence au colloque sur « Analytic Philosophy and the History of Philosophy ».
NAPLES 22-26 avril 6 cours sur « La souveraineté ».
Istituto Universitario
Suor Orsola Benincasa
TURIN
Fondazione Luigi Firpo 29 avril Conférence sur « Machiavel et la question du pouvoir ».
FLORENCE
Institut de la Renaissance 16 mai Conférence sur
«L’historiographie de la
Renaissance »
BOLOGNE 17 mai Conférence sur « Texte et
Université contexte dans l’historiographie
de la philosophie »
PARIS
Institut Culturel italien 23 mai Conférence sur « Le Prince de Machiavel est-il un tyran ? »
PARIS
Sorbonne/ Paris I 25 mai Conférence sur « Foucault et la question de la subjectivité »
LYON
Bibliothèque municipale 11 juin Conférence sur « Les mythes contre la réalité dans les conflits contemporains ».
NICE 27 août-1er septembre Congrès sur « Avenir de la raison et devenir des rationalités ». Conférence sur « La raison à l’âge postmétaphysique et la subjectivité »
ASPLF
TURIN 26 septembre
Fondazione Luigi Firpo Conférence inaugurale sur « Le despotisme : art d’asservir ou art de libérer »
PARIS 27 septembre
Grand Amphithéâtre de la Sorbonne Conférence dans la cadre de la journée sur « Une université humaniste est-elle encore possible ? »
NAPLES 2-8 novembre
Istituto Italiano per gli Studi filosofici 4 séminaires sur « La démocratie selon Tocqueville »
MILAN 14-16 novembre
Université Conférence au colloque sur « L’histoire des sciences et l’histoire de la philosophie »
BRESIL 20 novembre –3 décembre
(Porto Alegre/ Sao Paolo/ Rio) Cours sur Hobbes et sur Rousseau
PARIS
Sorbonne 5 décembre Dialogue avec Habermas sur le thème : « La démocratie européenne aujourd’hui »
PARIS
Maison de l ‘Amérique latine 13 décembre Interventions à la Journée Grand Public de Cités.
Retour à la liste des membres statutaires du CHPM
Dernière mise à jour : 26 septembre 2003